Créer une société à Dubaï se fait en quelques jours et coûte moins cher qu'on ne le croit. Le piège n'est pas la création : c'est tout ce qui vient après. La licence est une ligne de budget parmi huit, et le choix entre free zone et mainland conditionne votre capacité à facturer sur place, à louer un local et à recruter.
Nous accompagnons des porteurs de projet qui ouvrent un point de vente, un cabinet de conseil ou une antenne commerciale aux Émirats. Le même schéma revient : un montage vendu à 12 000 dirhams, puis un budget réel de 45 000 à 90 000 dirhams la première année une fois le visa, l'assurance, le compte bancaire et le bureau ajoutés.
Ce guide donne les chiffres, les critères d'arbitrage et le calendrier réel, du choix de la structure jusqu'à l'ouverture du local commercial.
Free zone ou mainland : la seule question qui compte vraiment
Tout le reste découle de cet arbitrage. Une free zone est une zone économique autonome avec son propre registre et son propre régulateur : IFZA, DMCC, Meydan, DAFZA, Dubai South, Dubai Internet City. Vous détenez 100 % du capital, la création est rapide et le coût d'entrée est bas.
Le mainland relève du Department of Economy and Tourism de Dubaï. Depuis la réforme de 2021, un étranger peut détenir 100 % d'une société mainland sur la très grande majorité des activités, sans sponsor local. En contrepartie, la licence impose une adresse physique enregistrée, avec un bail Ejari.
La règle pratique : si vos clients sont des entreprises étrangères, des free zones ou des particuliers hors Émirats, la free zone suffit. Si vous vendez à des clients locaux, ouvrez un point de vente, un restaurant, un cabinet ou une agence recevant du public, allez en mainland.
| Critère | Free zone | Mainland |
|---|---|---|
| Détention étrangère | 100 % | 100 % sur la plupart des activités |
| Vente directe au marché local | Non, sauf distributeur ou succursale | Oui, sans intermédiaire |
| Adresse obligatoire | Flexi desk inclus | Bureau ou local avec bail Ejari |
| Coût licence indicatif | 12 000 à 25 000 AED | 15 000 à 30 000 AED |
| Délai de création | 3 à 5 jours ouvrés | 5 à 10 jours ouvrés |
| Quota de visas | Lié au package, 1 à 6 | Lié à la surface du local |
| Marchés publics | Non | Oui |
Combien coûte réellement une société à Dubaï la première année
Les tarifs affichés par les plateformes de business setup couvrent la licence seule. Voici le budget complet que nous chiffrons à nos clients, hors local commercial, en dirhams des Émirats.
Sur un montage free zone sobre avec un seul associé résident, la première année se situe autour de 30 000 dirhams, soit environ 7 500 euros. Un montage mainland avec un bureau de 20 mètres carrés et deux visas dépasse facilement 70 000 dirhams.
- Ajoutez une provision de 5 à 10 % pour les frais administratifs imprévus, fréquents la première année.
- Les packages à 5 000 dirhams existent mais excluent presque toujours le visa, l'establishment card et l'adresse utilisable.
- Le renouvellement annuel coûte en général 70 à 90 % du montage initial : intégrez le dès le business plan.
| Poste | Free zone | Mainland | Remarque |
|---|---|---|---|
| Licence commerciale | 12 000 à 25 000 AED | 15 000 à 30 000 AED | Renouvellement annuel au même prix |
| Enregistrement et frais initiaux | 2 000 à 5 000 AED | 3 000 à 8 000 AED | Nom commercial, MOA, frais de dossier |
| Adresse ou bureau | Inclus en flexi desk | 12 000 à 40 000 AED | Ejari obligatoire en mainland |
| Establishment card | 1 500 à 2 500 AED | 1 500 à 2 500 AED | Préalable à tout visa |
| Visa investisseur, par personne | 3 500 à 6 000 AED | 4 000 à 7 000 AED | Visite médicale et Emirates ID inclus |
| Assurance santé obligatoire | 1 200 à 5 000 AED | 1 200 à 5 000 AED | Par personne et par an |
| Compte bancaire professionnel | 0 à 3 000 AED | 0 à 3 000 AED | Solde minimum souvent exigé |
| Comptabilité et TVA | 4 000 à 12 000 AED | 6 000 à 18 000 AED | Obligatoire depuis l'impôt sur les sociétés |
Le compte bancaire, l'étape qui bloque le plus de dossiers
Les banques des Émirats appliquent une conformité stricte. Un dossier avec une activité vague, sans preuve d'exploitation et sans historique cohérent est refusé sans explication. Comptez 2 à 6 semaines, parfois plus pour une structure sans résident.
Ce qui fait passer un dossier : une activité claire et cohérente avec votre parcours, un business plan simple mais chiffré, des contrats ou devis clients, une adresse vérifiable et un associé résident aux Émirats. Prévoyez un solde minimum de 25 000 à 100 000 dirhams selon la banque.
- Préparez vos relevés bancaires personnels des six derniers mois, en anglais.
- Une société holding sans activité opérationnelle est le profil le plus souvent refusé.
- Les néobanques professionnelles agréées permettent de démarrer, mais ne remplacent pas un compte bancaire local pour encaisser en dirhams.
Fiscalité 2026 : ce que vous payez réellement
L'image d'un Dubaï à zéro impôt n'est plus exacte. Depuis juin 2023, un impôt fédéral sur les sociétés s'applique au taux de 9 % au dessus de 375 000 dirhams de bénéfice annuel. En dessous, le taux est de 0 %, ce qui couvre une bonne partie des petites structures.
Les sociétés de free zone qualifiées peuvent conserver un taux de 0 % sur leurs revenus dits qualifiés, sous conditions de substance économique réelle. Ce statut se perd vite : il suppose des locaux, des salariés et une activité effective dans la zone.
Il n'y a toujours pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques aux Émirats, ni de charges sociales sur les salaires des expatriés. La TVA reste à 5 %, avec enregistrement obligatoire à partir de 375 000 dirhams de chiffre d'affaires taxable.
| Impôt ou taxe | Taux | Seuil |
|---|---|---|
| Impôt sur les sociétés | 0 % | Bénéfice jusqu'à 375 000 AED |
| Impôt sur les sociétés | 9 % | Au delà de 375 000 AED |
| TVA | 5 % | Enregistrement dès 375 000 AED de CA taxable |
| Impôt sur le revenu | 0 % | Aucun |
| Retenue à la source | 0 % | Sur dividendes sortants |
Le local commercial, ce que personne ne chiffre à l'avance
Pour un commerce, un restaurant ou un service recevant du public, le local pèse plus lourd que toute la structure juridique. À Dubaï, le loyer se négocie à l'année, se paie souvent en un à quatre chèques, et s'accompagne de frais rarement annoncés : dépôt de garantie, frais d'agence de 5 %, Ejari, autorisations d'aménagement du mall et travaux à la charge du preneur.
Les niveaux de loyer varient dans un rapport de un à cinq entre une zone secondaire et un mall premium. Le taux d'effort à surveiller reste le même : le loyer, charges comprises, ne devrait pas dépasser 12 à 18 % du chiffre d'affaires visé pour un commerce de détail.
- Négociez une période de gratuité pour les travaux : un à trois mois se demandent presque systématiquement.
- Vérifiez le quota de visas attaché à la surface avant de signer si vous devez recruter.
- En mall, les frais de marketing et de service peuvent ajouter 10 à 20 % au loyer facial.
| Type d'emplacement | Loyer annuel indicatif au sqft | Profil adapté |
|---|---|---|
| Mall premium, Dubai Mall ou Mall of the Emirates | 700 à 2 500 AED | Marque installée, forte marge |
| Mall de quartier | 250 à 600 AED | Restauration, services, retail courant |
| Pied d'immeuble Downtown, Marina, JBR | 200 à 500 AED | Café, concept store, clinique |
| Zone secondaire, Al Quoz, Business Bay arrière | 80 à 200 AED | Atelier, showroom, back office |
| Bureau en free zone | 70 à 180 AED | Conseil, tech, commerce international |
Les cinq erreurs qui coûtent le plus cher
Nous voyons les mêmes dossiers revenir corrigés six mois plus tard, avec une licence à refaire et un budget doublé. Voici ce qui provoque ces reprises.
- Choisir une free zone puis découvrir qu'on ne peut pas facturer un client local sans passer par un distributeur.
- Prendre la licence la moins chère avec une activité mal codée, puis se voir refuser le visa ou le compte bancaire.
- Oublier le coût de renouvellement annuel, l'assurance santé et la comptabilité dans le plan de trésorerie.
- Signer un bail commercial avant d'avoir validé que l'activité est autorisée à cet emplacement.
- Sous estimer le délai bancaire et lancer les engagements commerciaux avant d'avoir un compte opérationnel.
Comment WAH! Business intervient
Nous ne vendons pas une licence. Nous partons de votre modèle économique, nous validons la structure qui correspond réellement à vos clients, puis nous coordonnons la création, le visa, la banque et la recherche du local, avec un budget arrêté avant de commencer.
Notre valeur ajoutée se joue surtout sur l'emplacement : quel mall, quelle zone, quel niveau de loyer votre modèle peut supporter, et quelles conditions négocier. C'est le même travail d'analyse que nous appliquons à nos actifs immobiliers, appliqué à votre implantation.
Sources
Les repères chiffrés de ce guide se recoupent avec les publications suivantes. Vérifiez les mises à jour avant toute décision.
- Corporate tax : taux et seuils · Federal Tax Authority, Émirats arabes unis · consulté le 31 août 2026
- Licences et activités commerciales à Dubaï · Dubai Department of Economy and Tourism · consulté le 31 août 2026
- Détention étrangère à 100 % en mainland · Portail officiel du gouvernement des Émirats · consulté le 31 août 2026
Questions fréquentes
Combien coûte la création d'une société à Dubaï en 2026 ?
La licence seule démarre autour de 12 000 dirhams en free zone et 15 000 dirhams en mainland. Le budget réaliste de la première année, visa investisseur, establishment card, assurance santé, compte bancaire et comptabilité compris, se situe entre 25 000 et 40 000 dirhams en free zone, et entre 45 000 et 90 000 dirhams en mainland avec un bureau.
Faut il un associé local pour créer une société à Dubaï ?
Non. Depuis la réforme de 2021, un étranger peut détenir 100 % d'une société mainland sur la très grande majorité des activités, et cela a toujours été le cas en free zone. Seules quelques activités stratégiques imposent encore une participation locale.
Free zone ou mainland : que choisir ?
Free zone si vos clients sont hors Émirats, en B2B international ou dans d'autres free zones, avec un besoin de bureau limité. Mainland si vous vendez à des clients locaux, ouvrez un point de vente ou visez les marchés publics. La free zone coûte moins cher, le mainland ouvre le marché domestique.
Combien de temps faut il pour ouvrir une société à Dubaï ?
La licence est délivrée en 3 à 5 jours ouvrés en free zone, 5 à 10 jours en mainland si le dossier est complet. Ajoutez 2 à 4 semaines pour le visa et l'Emirates ID, puis 2 à 6 semaines pour le compte bancaire. Comptez six à dix semaines pour être pleinement opérationnel.
La société à Dubaï donne t elle droit à un visa de résidence ?
Oui. La licence permet d'obtenir un visa investisseur de deux ans, renouvelable, incluant la visite médicale et l'Emirates ID. Le nombre de visas dépend du package en free zone et de la surface du local en mainland. Le visa ouvre ensuite le parrainage du conjoint et des enfants.
Doit on payer des impôts sur une société à Dubaï ?
L'impôt sur les sociétés est de 0 % jusqu'à 375 000 dirhams de bénéfice annuel, puis de 9 % au delà. La TVA à 5 % devient obligatoire dès 375 000 dirhams de chiffre d'affaires taxable. Il n'existe pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques ni de retenue à la source sur les dividendes.
Peut on créer une société à Dubaï sans y résider ?
Oui, la création se fait à distance dans la plupart des free zones, avec une signature électronique et un passeport. En revanche, le visa et surtout l'ouverture du compte bancaire demandent presque toujours un déplacement, avec entretien en agence.
Un projet précis en tête ?
Nos guides posent le cadre. La suite se joue sur votre objectif, votre horizon et le bon actif au bon prix.
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Comment créer une société à Dubaï : les 8 étapes
Le parcours est standardisé. Ce qui change d'un dossier à l'autre, c'est la vitesse d'exécution et la préparation des pièces. Un dossier complet passe en une semaine, un dossier approximatif traîne un mois.