Quartier d'affaires de Dubaï vu depuis une tour de bureaux, gratte ciels de Business Bay en fin de journée
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Créer sa société à Dubaï en 2026 : free zone ou mainland, coûts réels et local

Free zone ou mainland, budget complet la première année, licence, visas, compte bancaire, local commercial et délais réels : le mode d'emploi pour ouvrir une société à Dubaï sans mauvaise surprise.

Créer une société à Dubaï se fait en quelques jours et coûte moins cher qu'on ne le croit. Le piège n'est pas la création : c'est tout ce qui vient après. La licence est une ligne de budget parmi huit, et le choix entre free zone et mainland conditionne votre capacité à facturer sur place, à louer un local et à recruter.

Nous accompagnons des porteurs de projet qui ouvrent un point de vente, un cabinet de conseil ou une antenne commerciale aux Émirats. Le même schéma revient : un montage vendu à 12 000 dirhams, puis un budget réel de 45 000 à 90 000 dirhams la première année une fois le visa, l'assurance, le compte bancaire et le bureau ajoutés.

Ce guide donne les chiffres, les critères d'arbitrage et le calendrier réel, du choix de la structure jusqu'à l'ouverture du local commercial.

Free zone ou mainland : la seule question qui compte vraiment

Tout le reste découle de cet arbitrage. Une free zone est une zone économique autonome avec son propre registre et son propre régulateur : IFZA, DMCC, Meydan, DAFZA, Dubai South, Dubai Internet City. Vous détenez 100 % du capital, la création est rapide et le coût d'entrée est bas.

Le mainland relève du Department of Economy and Tourism de Dubaï. Depuis la réforme de 2021, un étranger peut détenir 100 % d'une société mainland sur la très grande majorité des activités, sans sponsor local. En contrepartie, la licence impose une adresse physique enregistrée, avec un bail Ejari.

La règle pratique : si vos clients sont des entreprises étrangères, des free zones ou des particuliers hors Émirats, la free zone suffit. Si vous vendez à des clients locaux, ouvrez un point de vente, un restaurant, un cabinet ou une agence recevant du public, allez en mainland.

CritèreFree zoneMainland
Détention étrangère100 %100 % sur la plupart des activités
Vente directe au marché localNon, sauf distributeur ou succursaleOui, sans intermédiaire
Adresse obligatoireFlexi desk inclusBureau ou local avec bail Ejari
Coût licence indicatif12 000 à 25 000 AED15 000 à 30 000 AED
Délai de création3 à 5 jours ouvrés5 à 10 jours ouvrés
Quota de visasLié au package, 1 à 6Lié à la surface du local
Marchés publicsNonOui

Combien coûte réellement une société à Dubaï la première année

Les tarifs affichés par les plateformes de business setup couvrent la licence seule. Voici le budget complet que nous chiffrons à nos clients, hors local commercial, en dirhams des Émirats.

Sur un montage free zone sobre avec un seul associé résident, la première année se situe autour de 30 000 dirhams, soit environ 7 500 euros. Un montage mainland avec un bureau de 20 mètres carrés et deux visas dépasse facilement 70 000 dirhams.

  • Ajoutez une provision de 5 à 10 % pour les frais administratifs imprévus, fréquents la première année.
  • Les packages à 5 000 dirhams existent mais excluent presque toujours le visa, l'establishment card et l'adresse utilisable.
  • Le renouvellement annuel coûte en général 70 à 90 % du montage initial : intégrez le dès le business plan.
PosteFree zoneMainlandRemarque
Licence commerciale12 000 à 25 000 AED15 000 à 30 000 AEDRenouvellement annuel au même prix
Enregistrement et frais initiaux2 000 à 5 000 AED3 000 à 8 000 AEDNom commercial, MOA, frais de dossier
Adresse ou bureauInclus en flexi desk12 000 à 40 000 AEDEjari obligatoire en mainland
Establishment card1 500 à 2 500 AED1 500 à 2 500 AEDPréalable à tout visa
Visa investisseur, par personne3 500 à 6 000 AED4 000 à 7 000 AEDVisite médicale et Emirates ID inclus
Assurance santé obligatoire1 200 à 5 000 AED1 200 à 5 000 AEDPar personne et par an
Compte bancaire professionnel0 à 3 000 AED0 à 3 000 AEDSolde minimum souvent exigé
Comptabilité et TVA4 000 à 12 000 AED6 000 à 18 000 AEDObligatoire depuis l'impôt sur les sociétés

Comment créer une société à Dubaï : les 8 étapes

Le parcours est standardisé. Ce qui change d'un dossier à l'autre, c'est la vitesse d'exécution et la préparation des pièces. Un dossier complet passe en une semaine, un dossier approximatif traîne un mois.

  • 1. Définir l'activité exacte et la faire correspondre à un code d'activité officiel. Une activité mal codée bloque le visa ou le compte bancaire.
  • 2. Choisir la juridiction : free zone adaptée au secteur, ou mainland si vous visez le marché local.
  • 3. Réserver le nom commercial et obtenir l'approbation initiale.
  • 4. Signer les statuts et, en mainland, le bail Ejari du local ou du bureau.
  • 5. Recevoir la licence commerciale, généralement sous 3 à 10 jours ouvrés.
  • 6. Obtenir l'establishment card, qui ouvre le droit aux visas.
  • 7. Faire le visa investisseur : entrée, visite médicale, biométrie, Emirates ID.
  • 8. Ouvrir le compte bancaire professionnel, puis enregistrer la société à la TVA et à l'impôt sur les sociétés.

Le compte bancaire, l'étape qui bloque le plus de dossiers

Les banques des Émirats appliquent une conformité stricte. Un dossier avec une activité vague, sans preuve d'exploitation et sans historique cohérent est refusé sans explication. Comptez 2 à 6 semaines, parfois plus pour une structure sans résident.

Ce qui fait passer un dossier : une activité claire et cohérente avec votre parcours, un business plan simple mais chiffré, des contrats ou devis clients, une adresse vérifiable et un associé résident aux Émirats. Prévoyez un solde minimum de 25 000 à 100 000 dirhams selon la banque.

  • Préparez vos relevés bancaires personnels des six derniers mois, en anglais.
  • Une société holding sans activité opérationnelle est le profil le plus souvent refusé.
  • Les néobanques professionnelles agréées permettent de démarrer, mais ne remplacent pas un compte bancaire local pour encaisser en dirhams.

Fiscalité 2026 : ce que vous payez réellement

L'image d'un Dubaï à zéro impôt n'est plus exacte. Depuis juin 2023, un impôt fédéral sur les sociétés s'applique au taux de 9 % au dessus de 375 000 dirhams de bénéfice annuel. En dessous, le taux est de 0 %, ce qui couvre une bonne partie des petites structures.

Les sociétés de free zone qualifiées peuvent conserver un taux de 0 % sur leurs revenus dits qualifiés, sous conditions de substance économique réelle. Ce statut se perd vite : il suppose des locaux, des salariés et une activité effective dans la zone.

Il n'y a toujours pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques aux Émirats, ni de charges sociales sur les salaires des expatriés. La TVA reste à 5 %, avec enregistrement obligatoire à partir de 375 000 dirhams de chiffre d'affaires taxable.

Impôt ou taxeTauxSeuil
Impôt sur les sociétés0 %Bénéfice jusqu'à 375 000 AED
Impôt sur les sociétés9 %Au delà de 375 000 AED
TVA5 %Enregistrement dès 375 000 AED de CA taxable
Impôt sur le revenu0 %Aucun
Retenue à la source0 %Sur dividendes sortants

Le local commercial, ce que personne ne chiffre à l'avance

Pour un commerce, un restaurant ou un service recevant du public, le local pèse plus lourd que toute la structure juridique. À Dubaï, le loyer se négocie à l'année, se paie souvent en un à quatre chèques, et s'accompagne de frais rarement annoncés : dépôt de garantie, frais d'agence de 5 %, Ejari, autorisations d'aménagement du mall et travaux à la charge du preneur.

Les niveaux de loyer varient dans un rapport de un à cinq entre une zone secondaire et un mall premium. Le taux d'effort à surveiller reste le même : le loyer, charges comprises, ne devrait pas dépasser 12 à 18 % du chiffre d'affaires visé pour un commerce de détail.

  • Négociez une période de gratuité pour les travaux : un à trois mois se demandent presque systématiquement.
  • Vérifiez le quota de visas attaché à la surface avant de signer si vous devez recruter.
  • En mall, les frais de marketing et de service peuvent ajouter 10 à 20 % au loyer facial.
Type d'emplacementLoyer annuel indicatif au sqftProfil adapté
Mall premium, Dubai Mall ou Mall of the Emirates700 à 2 500 AEDMarque installée, forte marge
Mall de quartier250 à 600 AEDRestauration, services, retail courant
Pied d'immeuble Downtown, Marina, JBR200 à 500 AEDCafé, concept store, clinique
Zone secondaire, Al Quoz, Business Bay arrière80 à 200 AEDAtelier, showroom, back office
Bureau en free zone70 à 180 AEDConseil, tech, commerce international

Les cinq erreurs qui coûtent le plus cher

Nous voyons les mêmes dossiers revenir corrigés six mois plus tard, avec une licence à refaire et un budget doublé. Voici ce qui provoque ces reprises.

  • Choisir une free zone puis découvrir qu'on ne peut pas facturer un client local sans passer par un distributeur.
  • Prendre la licence la moins chère avec une activité mal codée, puis se voir refuser le visa ou le compte bancaire.
  • Oublier le coût de renouvellement annuel, l'assurance santé et la comptabilité dans le plan de trésorerie.
  • Signer un bail commercial avant d'avoir validé que l'activité est autorisée à cet emplacement.
  • Sous estimer le délai bancaire et lancer les engagements commerciaux avant d'avoir un compte opérationnel.

Comment WAH! Business intervient

Nous ne vendons pas une licence. Nous partons de votre modèle économique, nous validons la structure qui correspond réellement à vos clients, puis nous coordonnons la création, le visa, la banque et la recherche du local, avec un budget arrêté avant de commencer.

Notre valeur ajoutée se joue surtout sur l'emplacement : quel mall, quelle zone, quel niveau de loyer votre modèle peut supporter, et quelles conditions négocier. C'est le même travail d'analyse que nous appliquons à nos actifs immobiliers, appliqué à votre implantation.

Sources

Les repères chiffrés de ce guide se recoupent avec les publications suivantes. Vérifiez les mises à jour avant toute décision.

Questions fréquentes

Combien coûte la création d'une société à Dubaï en 2026 ?

La licence seule démarre autour de 12 000 dirhams en free zone et 15 000 dirhams en mainland. Le budget réaliste de la première année, visa investisseur, establishment card, assurance santé, compte bancaire et comptabilité compris, se situe entre 25 000 et 40 000 dirhams en free zone, et entre 45 000 et 90 000 dirhams en mainland avec un bureau.

Faut il un associé local pour créer une société à Dubaï ?

Non. Depuis la réforme de 2021, un étranger peut détenir 100 % d'une société mainland sur la très grande majorité des activités, et cela a toujours été le cas en free zone. Seules quelques activités stratégiques imposent encore une participation locale.

Free zone ou mainland : que choisir ?

Free zone si vos clients sont hors Émirats, en B2B international ou dans d'autres free zones, avec un besoin de bureau limité. Mainland si vous vendez à des clients locaux, ouvrez un point de vente ou visez les marchés publics. La free zone coûte moins cher, le mainland ouvre le marché domestique.

Combien de temps faut il pour ouvrir une société à Dubaï ?

La licence est délivrée en 3 à 5 jours ouvrés en free zone, 5 à 10 jours en mainland si le dossier est complet. Ajoutez 2 à 4 semaines pour le visa et l'Emirates ID, puis 2 à 6 semaines pour le compte bancaire. Comptez six à dix semaines pour être pleinement opérationnel.

La société à Dubaï donne t elle droit à un visa de résidence ?

Oui. La licence permet d'obtenir un visa investisseur de deux ans, renouvelable, incluant la visite médicale et l'Emirates ID. Le nombre de visas dépend du package en free zone et de la surface du local en mainland. Le visa ouvre ensuite le parrainage du conjoint et des enfants.

Doit on payer des impôts sur une société à Dubaï ?

L'impôt sur les sociétés est de 0 % jusqu'à 375 000 dirhams de bénéfice annuel, puis de 9 % au delà. La TVA à 5 % devient obligatoire dès 375 000 dirhams de chiffre d'affaires taxable. Il n'existe pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques ni de retenue à la source sur les dividendes.

Peut on créer une société à Dubaï sans y résider ?

Oui, la création se fait à distance dans la plupart des free zones, avec une signature électronique et un passeport. En revanche, le visa et surtout l'ouverture du compte bancaire demandent presque toujours un déplacement, avec entretien en agence.

Un projet précis en tête ?

Nos guides posent le cadre. La suite se joue sur votre objectif, votre horizon et le bon actif au bon prix.

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